Fodil Seddiki
Né à Alger en 1972, dans une famille d’éditeurs,
Fodil Seddiki est très tôt confronté à la conception graphique
d’abord manuelle, puis assistée par ordinateur. D’une curiosité
à fleur de peau, il élargit rapidement son univers, le regard
tourné vers de lointaines contrées où son désir d’absolu créatif
trouverait son expression.
En Europe d’abord où il grandit (Bruxelles et Paris notamment) et aux États-Unis,
il perfectionne son savoir-faire et développe une partie importante de sa carrière
professionnelle.
C’est en 1994 que Fodil Seddiki s’installe aux
États-Unis. Il fonde à Boston avec un ami un studio de design
(« Exit33 ») et dirige, pour d'importantes compagnies américaines,
plusieurs projets de communication marketing. Il déroulera, en
toute occasion, un talent certain dans le processus de création
de l’identité visuelle et reconnaissance de la marque de ses
clients institutionnels. Son attachement à la simplicité et la
clarté du « message graphique » lui vaut, dès lors, pour ses
logotypes et identités corporatives, différents prix et des commandes
accrues.
De retour en Europe après une décennie complète
aux USA, Fodil Seddiki se consacre à la recherche d’une inspiration
plus méditerranéenne, un ressourcement en quelque sorte. À Barcelone,
ville d’art par excellence, Fodil Seddiki trouve son inspiration
dans la multitude de représentations et de styles historiques
ou architecturaux. Sa passion pour cette ville et son énergie
créative le conduisent à fonder une société d’où naitra le concept
Granada Design et à développer, stimulé par un environnement
exceptionnellement riche, des expressions artistiques d’une étonnante
personnalité.
Fodil Seddiki continue néanmoins de diriger d'importants
projets de design et entre autres, des travaux pour le studio
de Boston (devenu www.xplana.com) dont il fut le co-fondateur.
Lee
Jang-sub
Né en 1978 a Séoul en Corée du Sud, Lee Jang-Sub
est diplômé d’un BA en « graphique design » à l’université de
la même ville et un MA en Design & Espace Publique à l’université
Elisava de Barcelone.
Dès ses premières années universitaires,
il travailla sur un projet appeler “Anida” (« Dire non »), prémonitoire
d’un certain refus du « fait accompli ». Il regarda, dès lors,
le monde différemment et le design lui ouvrit des horizons insoupçonnés.
Il ne voulait plus se limiter au design ; il voulait désormais,
au contraire, s’ouvrir à d’autres domaines, être réceptif à toutes
les idées, toutes formes d’expressions graphiques, les comprendre
et en tirer une plus-value créative.
C’est à ce message qu’il
s’attèlera et traduira sur différents supports, dans un espace
donné, sur un objet ou même à travers une image.
Il est, aujourd’hui, particulièrement attiré par le thème-concept
de “Ville”, avec tout ce qui l’habite ou le hante : sa complexité
structurelle, alliée à sa nécessité vitale au service de l’être
humain. Ce qui a donné le concept “ComplexCity”.
Les capacités
créatives de Lee Jang-Jub ainsi développées, le procédé l’entraîne
sur un nouveau terrain, vierge sans doute, du design. Qui sait ?
Peut-être débouchera-t-on sur une nouvelle discipline !
Albert Boton
Albert Boton est devenu graphiste et dessinateur
de lettres par hasard. Son père, menuisier-ébéniste, le destinait
à une carrière dans cette noble discipline, mais le jeune Albert
ne pensait qu’à dessiner. Lors d’un chantier dans un immeuble
du seizième arrondissement dont il répare les fenêtres : la révélation !
au dernier étage, un studio publicitaire. Entre deux coups de
rabot, Albert Boton fait leur connaissance et décide de changer
de carrière. Après son service militaire, il apprend le métier
au sein de cette équipe et suit à l’école Estienne les cours
d’Adrian Frutiger. Un an plus tard, Albert Boton le rejoint au
sein de la Fonderie Deberny & Peignot. Suivent quelques années
de collaboration au studio Hollenstein où Albert Boton crée une
vingtaine de caractères exclusifs pour le nouveau catalogue du
photo titrage Hollenstein.
Sa carrière se poursuit en tant que
directeur artistique dans différentes agences de publicité et
de design, dont Delpire (Cacharel, Citroën, Schlumberger…) et
Carré Noir où il dirige le département « Cadrat » spécialisé
dans l’identité visuelle d’entreprise et la typographie (Vichy,
Erato, La Salle Pleyel, Dalloz…) avec toujours en parallèle une
activité de créateur de caractères en indépendant.
Durant ces
années, il enseigne également la calligraphie et le dessin de
lettre à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et
à l’Atelier National de Recherche Typographique.
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